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Andenne refuse le projet de stockage de déchets nucléaires à Tihange: la commune n'a pas été consultée

 
 

Le projet de site de stockage de déchets nucléaires à Tihange continue de susciter l'inquiétude. Même si elle n'a pas été consultée, la commune d'Andenne s'oppose à son tour à ce gigantesque projet.

La centrale nucléaire de Tihange doit fermer ses portes en 2025. En prévision de cette fermeture, Engie Electrabel voudrait construire un site de stockage à sec de déchets nucléaires. L'enquête publique avait pris fin à la fin du mois de juillet 2019. 265 réclamations de riverains et 4 refus de communes consultées ont été recensés à la fin de la consultation. Aujourd'hui, la commune d'Amay vient rejoindre les 4 communes déjà présentes dans la liste des refus.

Un projet d'ampleur qui dérange

Le bâtiment qui serait construit sur le site serait présent jusque l'année 2100 dans le meilleur des cas. "80 ans, c'est beaucoup trop long", affirme Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo. "De plus, le bâtiment fait plus du double de la taille nécessaire pour violer la loi de sortie du nucléaire", poursuit-il. Un autre problème relevé par Ecolo démontre que le bâtiment n'est pas bunkérisé, ce qui inquiète les citoyens, vu la proximité de l'aéroport de Bierset.

Le centre de stockage respecte les normes internationales

Face à ces critiques, Engie Electrabel se montre rassurante. "Nous sommes amenés à construire ce hangar parce qu'il n'y a pas encore de solution définitive prévue par la loi pour le stockage des combustibles nucléaires usés. Tant qu'il n'y en a pas, nous sommes obligés de les stocker sur le site de la centrale", informe Olivier Desclée, porte-parole du fournisseur d'énergie.

9 communes voisines consultées, pas Andenne

5 communes ont répondu oui. La commune de Huy en fait partie. "Huy n'a pas nécessairement demandé à accueillir les centrales. Elles sont là, c'est un fait. Les piscines où sont stockés les déchets sont pleines donc il faut bien faire quelque chose pour les autres déchets", communique Christophe Collignon, le bourgmestre de Huy. Du côté d'Andenne, c'est un autre son de cloche. "Nous n'avons pas été consultés, on ne sait pas de quoi il s'agit. On sait que 9 communes voisines ont été informées. Pourtant, à vol d'oiseau, nous sommes à 8 kilomètres du site", indique Claude Eerdekens, le bourgmestre d'Andenne. "Le stockage indéfini de ces déchets me semble plus préoccupant que des centrales dans lesquelles la surveillance est renforcée", conclut-il.

Début des travaux début 2020

L'agence fédérale de contrôle nucléaire devra accorder le permis technique à la Région wallonne. Les travaux sont censés commencer début 2020.


 

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